Sélectionner une page

Parce que c’est l’été et que les grands sujets politiques ont été amplement débattus au cours de la campagne présidentielle, je vous propose de quitter le microcosme et de nous intéresser à l’exobiologie. Kesako ? C’est une nouvelle science, tout à fait sérieuse, consacrée à la recherche de la vie dans l’Univers, qui a connu en vingt ans un véritable essor, depuis la découverte, en 1995, d’une exoplanète, c’est-à-dire une planète située en dehors de notre système solaire. On recense à ce jour 3 600 planètes extrasolaires, dont une vingtaine située en zone habitable, c’est-à-dire à une distance telle de leur étoile que la présence d’eau à l’état liquide est possible. Mais elles sont infiniment plus nombreuses : on estime à 200 milliards, dans notre galaxie, le nombre d’étoiles. Et comme il y aurait entre 200 et 300 milliards de galaxies dans l’Univers, les probabilités que la vie existe ailleurs sont très élevées. Sous quelle forme ? Probablement des micro-organismes vivant dans l’eau. Selon la géologue Frances Westall, qui dirige le Centre de biophysique moléculaire à Orléans, « il est très probable qu’une vie évoluée semblable à la nôtre ait pu se développer sur une ou deux planètes de chaque galaxie ».

Ce qui relevait de la science-fiction appartient maintenant au champ de la recherche. Avec des conséquences potentielles vertigineuses. Les articles scientifiques les plus sérieux tiennent l’existence de civilisations extraterrestres pour acquise. L’installation de nouveaux télescopes ultra puissants – un dans l’espace à 1,5 million de kilomètres de la Terre, développé par la NASA, et l’autre au Chili d’ici 2025 – devrait donner un fabuleux coup d’accélérateur à cette nouvelle science. Avec à terme la découverte de la vie dans l’Univers.

En attendant, Le Grand-Duché a récemment confirmé sa volonté d’être précurseur dans un secteur encore chimérique et vient de se doter d’un cadre législatif en matière de recherche spatiale, d’exploration et d’utilisation des ressources de l’espace. Les start-up du secteur pourront ainsi s’établir au Luxembourg et développer leur stratégie d’exploration des ressources spatiales.