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Il n’est pas acceptable qu’une jeunesse diplômée, volontaire, courageuse, ouverte sur le monde grâce à des programmes européens, qui s’est frottée au monde de l’entreprise, soit la première victime de la précarité de l’emploi.

La jeunesse d’aujourd’hui c’est la compétitivité de demain. Je n’ai pas le sentiment que les pays dynamiques tels que l’Allemagne, la Chine, Singapour… traitent leurs jeunes avec le même mépris. La flexibilité devrait aussi concerner les élites qui sont systématiquement reclassées indépendamment de leur performance ! La loi ne doit pas être accaparée par un petit groupe au détriment du plus grand nombre mais doit œuvrer à résorber les inégalités sociales et de revenus qui ne cessent de se creuser.  Arrêtons de sacrifier la jeunesse, c’est notre avenir que nous hypothéquons.

Oui, la France doit accepter des sacrifices, connaître des réformes, notamment celle du marché du travail qui doit concilier protection des droits des salariés, compétitivité et attractivité. Une gymnastique qui implique aujourd’hui de faire des concessions majeures. Toutes les études démontrent qu’un marché du travail assoupli favorise la baisse du chômage. Ne pourrions-nous pas consentir un effort national important pour une période limitée jusqu’à ce que la situation économique de notre pays s’améliore ?