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Ceija Stojka est à l’honneur à La Maison Rouge. Née en Autriche en 1933, elle est issue d’une famille rom d’Europe Centrale. Déportée à l’âge de dix ans, parce que Rom, avec sa mère et d’autres membres de sa famille, elle survit à trois camps de concentration, Auschwitz-Birkenau, Ravensbrück et Bergen-Belsen. Quarante ans plus tard, elle ressent le besoin d’évoquer son histoire. Elle le fait d’abord par l’écriture, devenant la première femme rom rescapée des camps de la mort à témoigner de son expérience concentrationnaire. Puis elle commence à peindre. Elle réalisera un millier de pièces sur une vingtaine d’années. Évoquant tour à tour les souffrances endurée par son peuple durant les années de guerre et de captivité, la vie heureuse et colorée d’avant-guerre, alors que sa famille vivait libre, puis l’espoir de renouer avec le bonheur une fois la guerre terminée, son œuvre originale, entre style naïf et figuratif, est saisissante et marque le cœur et l’esprit.

Triste nouvelle, La Maison rouge fermera ses portes en octobre, et c’est dommage. Cette fondation dédiée à la création contemporaine accueillait des expositions temporaires en explorant la diversité des champs de la recherche artistique actuelle.