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Avec Otto Dix et Edvard Munch, Egon Schiele figure parmi le trio de tête de mes peintres préférés. J’avoue avoir une fascination particulière pour ce dernier, observateur indissociable de la société Viennoise du début du XXe siècle. En quelques années, son œuvre s’impose comme l’un des sommets de l’expressionnisme.

Très loin des styles académiques de l’époque et en quasi rupture avec ceux-ci, sa production « fascinante par la distorsion des corps, propose l’introspection, l’expression frontale du désir et du sentiment tragique de la vie. ». Ce génie sera jugé et condamné par la société de l’époque. Emporté par la grippe espagnole en 1918, l’artiste aura réalisé en une dizaine d’années quelque trois cents toiles et plusieurs milliers de dessins.

La rétrospective organisée par Suzanne Pagé et Dieter Buchhart à la Fondation Louis Vuitton propose des œuvres de tout premier ordre, comme Autoportrait au coqueret (1912) emprunté au Leopold Museum (Vienne), Femme enceinte et mort (mère et mort)  (1911) de la Národní galerie (Prague), Portrait de l’épouse de l’artiste (Edith Schiele), tenant sa jambe (1917) de la Morgan Library & Museum (New York), Nu féminin debout avec tissu bleu(1914) du Germanisches Nationalmuseum, Nuremberg, Nu masculin assis vu de dos (1910), de la Neue Galerie New York ou Autoportrait  (1912) de la National Gallery of Art, Washington.

Et évidemment, puisque vous êtes sur les lieux, vous ne pouvez rater l’œuvre de Jean-Michel Basquiat, l’un des peintres les plus marquants du XXe siècle qui se déploie dans quatre niveaux du bâtiment de Frank Gehry avec quelques 10 salles réunissant des œuvres provenant de collections privées et de musées internationaux.